Sans gluten

Repérer le gluten caché dans l’alimentation industrielle

Par Maxime
3 minutes

Le défi du gluten caché : pourquoi mieux comprendre et traquer ces risques ?


La question du gluten dans l’alimentation s’est imposée ces dernières années, aussi bien pour des raisons de santé (maladie cœliaque, intolérances ou hypersensibilités) que pour la recherche d’un mieux-être digestif. Si repérer le gluten est simple dans un pain de campagne ou des pâtes traditionnelles, il devient un véritable jeu de piste lorsqu’il est dissimulé dans les produits industriels : sauces, plats préparés, produits carnés, desserts, bonbons… Le "gluten caché" survit dans bien des rayons, souvent insoupçonné. Ici, nous vous donnons les clés pour mieux lire, choisir et consommer : décryptage méthodique, conseils malins, et focus sur les pièges les plus courants repérés par la rédaction de cuisinexpress.fr.


Les bases du gluten : une protéine omniprésente


Avant de débusquer le gluten caché, rappelons brièvement ce qu’il est : le gluten est un mélange de protéines naturellement présent dans plusieurs céréales, principalement le blé, l’orge, le seigle et l’épeautre. Son rôle clé ? Apporter élasticité et tenue à la pâte, d’où son usage massif dans la boulangerie et nombre de préparations industrielles—même là où on ne s’y attend pas !


  • Naturellement absent de produits comme le riz, le maïs, les pommes de terre, la plupart des légumineuses.
  • Présent ouvertement dans pains, biscottes, biscuits, pâtisseries, pâtes, certaines bières, la majorité des panures ou pâtes à pizza.

Comment le gluten s’invite dans l’alimentation industrielle ?


L’industrie agroalimentaire utilise le gluten (ou ses dérivés) pour ses qualités texturantes, épaississantes ou pour optimiser le coût des recettes. Le gluten agit aussi comme liant, exhausteur de texture, voire agent de conservation. C’est ce recours industriel qui multiplie les présences inattendues dans nombre de produits du quotidien.


  • Soupes et potages instantanés : épaissis avec de la farine de blé ou de l’amidon de blé.
  • Sauces industrielles (béchamel, soja, barbecue, currys du commerce) : utilisation fréquente de gluten comme liant ou de sauces de soja contenant du blé.
  • Charcuterie et produits carnés transformés (pâtés, saucisses, nuggets) : parfois additionnés de mie de pain ou de chapelure, voire de "protéines végétales hydrolysées" issues du blé.
  • Bonbons et desserts lactés : malt d’orge ou amidon de blé dans la composition, biscuits ou génoises en inclusions dans les yaourts ou glaces.
  • Produits "apéro" (chips, crackers, sauces dip) : parfois enrichis de farine de blé ou de malt pour la texture et le goût.

Apprendre à lire les étiquettes : décryptage obligatoire


Savoir lire et décrypter une étiquette alimentaire devient un réflexe essentiel quand on cherche à éviter le gluten caché. Si la législation européenne oblige à mentionner en gras, souligné ou avec un astérisque la présence d’allergènes majeurs (dont le gluten), il reste de nombreux pièges et termes déroutants pour le consommateur pressé.


Les mots-clés suspects à repérer


  • Farine de blé, seigle, orge, épeautre, kamut, amidon de blé
  • Protéines végétales hydrolysées (préciser l’origine, souvent blé)
  • Extraits de malt, sirop de malt, vinaigre de malt
  • Améliorant panifiable (souvent issu du blé)
  • Aromes et arômes naturels : si la source n’est pas précise, méfiance !
  • Liants ou épaississants avec l’origine non mentionnée

Attention aux mentions « peut contenir des traces »


La maladie cœliaque ou l’intolérance stricte impose la prudence face à la mention "traces de gluten". Cela implique simplement qu’il y a un risque de contamination croisée lors de la production (mêmes lignes de fabrication, ateliers partagés avec des produits contenant du blé, etc.) même si la quantité est très faible.


  • Si vous êtes hypersensible ou malade cœliaque, privilégiez les produits certifiés « sans gluten », affichant le logo de l’épi barré ou clairement estampillés.

Les familles d’aliments à haut risque de gluten dissimulé


  • Plats préparés et surgelés : gratins, quiches, plats cuisinés, risottos, poêlées… le gluten s’y cache sous forme de chapelure, liant, sauce épaissie.
  • Sauces et condiments : moutarde industrielle (conservateur à la farine), vinaigrette (malt), sauces asiatiques (notamment sauce soja).
  • Viandes et poissons panés, farcis ou en croquettes : chapelure, panure, ou farine de blé dans la recette, même si une alternative est proposée (ex : "au riz" ou "au maïs").
  • Galettes végétales, steaks vegan, substituts de viande : le seitan est 100% gluten, beaucoup d’autres substituts sont enrichis en gluten pour la texture.
  • Bonbons, pâtisseries industrielles, glaces avec inclusions : biscuits, céréales soufflées, morceaux de génoise dans les glaces, croustillants dans certains yaourts, bonbons enveloppés dans farine de blé.

Les faux-amis : quand l’apparence est trompeuse


  • Chips “nature” : certains fabricants ajoutent du malt d’orge (pour la couleur dorée ou le goût) ou font cuire les chips dans de l'huile partagée avec des produits panés.
  • Sauces soja : la sauce soja classique contient presque toujours du blé, parfois plus que de soja ! Cherchez les versions
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